|
Les dépêches de Brazzaville (Congo) - Lorsque des dirigeants de pays de l'Afrique subsaharienne assisteront au Forum de l'AGOA du 14 au 16 juillet à Washington, le grand sujet sera la mobilisation des investissements du secteur privé aux fins de l'accroissement des échanges commerciaux et de l'accélération de la croissance économique dans cette partie du monde, ont indiqué deux hauts responsables américains le 1er juillet, au Centre d'accueil de la presse étrangère.
Le sous-secrétaire d'État adjoint aux affaires africaines, Todd Moss, a déclaré à ce propos : « Le rythme de la croissance et du développement économique en Afrique revêt une grande importance pour les États-Unis et pour le reste de la communauté internationale. L'avenir de l'Afrique subsaharienne continue de paraître meilleur, car on peut voir un nombre croissant de pays commencer de bénéficier de l'adoption d'une politique économique judicieuse, de l'amélioration de la conduite des affaires publiques et de l'accroissement des investissements dans des secteurs importants qui ont eu lieu ces dix dernières années». En 2000, les États-Unis ont adopté, en vue d'aider l'Afrique subsaharienne, la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), qui vise à élargir l'accès au marché américain pour les pays de cette partie du monde. À l'heure actuelle, 41 pays dont le Congo, remplissent les conditions nécessaires pour pouvoir bénéficier des avantages de l'AGOA. Le Togo et l'Union des Comores sont les deux derniers pays à avoir été admis à cet effet. En vertu des dispositions de l'AGOA, une réunion entre les États-Unis et les pays bénéficiaires, qui porte le nom de Forum de l'AGOA, doit se tenir tous les ans. La prochaine qui doit avoir lieu dans moins de deux semaines sera la septième. « Dans le cadre de l'AGOA, a précisé Todd Moss, les pays bénéficiaires peuvent exporter presque tous leurs produits aux États-Unis en franchise de douane. Actuellement, près de 6.500 produits, qu'il s'agisse de vêtements, d'automobiles, de chaussures ou de fruits, sont admis à ce titre. L'AGOA fournit aussi un cadre pour l'assistance technique destinée à aider les pays à tirer davantage parti des préférences commerciales ». En 2007, plus de 98 % des produits importés par les États-Unis en provenance des pays bénéficiaires de l'AGOA l'ont été en franchise de douane, ce qui a donné à ces pays un avantage considérable sur les autres pays exportant des produits semblables. Les échanges commerciaux entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne se sont chiffrés l'an dernier à plus de 81 milliards de dollars. Depuis 2002, a-t-il dit, les importations des États-Unis, à l'exclusion des hydrocarbures, en provenance des États bénéficiaires de l'AGOA ont presque triplé. Pour sa part, un haut responsable du ministère des finances, Andrew Baukol, a souligné que l'accroissement des investissements du secteur privé était essentiel en Afrique. Au cours des sept dernières années, les apports de capitaux en Afrique subsaharienne ont quintuplé, pour atteindre plus de 50 milliards de dollars l'an dernier. Le ministère des Finances compte en Afrique près d'une vingtaine de conseillers techniques qui sont chargés d'aider des pays à étendre leur système bancaire et à moderniser leurs techniques budgétaires. L'AGOA, a fait remarquer Todd Moss, est destinée à offrir des possibilités en matière d'échanges commerciaux en élargissant l'accès au marché américain, ce qui est un élément essentiel pour accélérer la croissance économique, mais elle n'a jamais été censée avoir un caractère universel. Soulignons pour terminer que dans le cadre de l'AGOA, le Congo exporte principalement du sucre de Saris-Congo, aux Etats-Unis, ainsi qu'une gamme variée de produits artisanaux. Boris.Kharl.Ebaka Recommend this article...
|