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L’illusion démocratique ou le conflit entre volonté populaire et suffrage universel : l’exemple pathétique du Sénégal.

by Alassane Kitane

Le grand paradoxe des Démocraties modernes réside dans la contradiction permanente et flagrante entre le suffrage universel et la volonté populaire. Le rêve démocratique authentique est la conformité entre la volonté populaire et le suffrage universel, mais les territoires escarpés de la politique ont faussé la logique de la démocratie et ont perverti l’esprit du suffrage universel en en faisant une mécanique dont le moteur est l’argent.

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JEUX OLYMPIQUES: Et le rêve de Ndiss Kaba Badji se brisa !
 Xibar.net (Sénégal) - Le ciel brumeux de Pékin qui a même fait un petit caprice pluvieux de quelques minutes, a obstrué ce 18 août les rêves de soleil d'un natif du Sénégal, Ndiss Kaba Badji qualifié à la finale du saut en longueur.
Parti avec le septième meilleur bond (8,07 m) deux jours plus tôt, le sauteur sénégalais n'a entrevu le bonheur que deux fois. Lors de son premier saut d'abord, où se sentant ‘'très bien'' il réussi à prendre ses marques'' pour s'obtenir un bond de 8,02 m. Lors de son 4-ème essai par la suite quand il réalisé sa meilleure performance de la saison en atteignant la barre des 8,16 m. Avec la planche. Un repère qui s'était dérobé sous sa jambe d'appui depuis les éliminatoires de samedi. Ce lundi à Pékin, Ndiss Kaba Badji était parti pour une sénace de poker menteur vers le podium olympique. 

Au second essai, quelque chose se casse dans ce beau tableau prédisant une magnifique soirée sénégalaise à Pékin. Après un saut de 8,25 m, le juge harmonise la couleur de son drapeau avec l'équipement en rouge du sauteur : mordu ! Commence alors une longue et fade série de tentatives de bouleverser les tendances qui commençaient dès lors à lui être défavorables. Ndiss Kaba va à l'écoute de son entraîneur Bernardo Centelles qui a travaillé d'arrache-pied depuis samedi à lui trouver de nouveaux repères pour sauter sur la planche. Nouvelles directives, nouvel échauffement. Le sauteur est de nouveau seul au monde. Seul dans son monde de rêve. 

‘'Je peux le faire parce qu'ils ne sont pas plus forts que moi'' se convainc-t-il une nouvelle fois, la tête pleine d'étoiles du sacre qui s'entrechoquent avec la réalité de ce sautoir magique ou maudit du stade national de Pékin. 

Quelques petites courses, quelques étirements, le tout bien emmitouflés dans son uniforme rouge pour se maintenir au chaud, et le voilà qui attend de nouveau son heure. Sa cinquième heure de cette longue nuit chinoise où les étoiles déjà constellées par la lumière olympique reçoivent les honneurs au moment où d'autres tentent de se mettre sur orbite. Et de faire monter leur drapeau sur le plus haut mât du monde. 

Lassé d'attendre ou pressé de se racheter, l'athlète s'émerveille un instant de voir son nom à jamais gravé dans la mémoire populaire des milliers de spectateurs de son concours. Cette fois-ci d'ailleurs, il va leur demander main forte pour tenter le paradis. 

Il se lève après s'être mis sur le dos, soulevé ses deux jambes, soupesé ses pinces et constater que tout était en place. C'était à lui de l'être désormais. Sur le sautoir. Pour une cinquième tentative. 

Tout en rouge, seul le blanc de ses chaussures déparant avec le vif d'une des couleurs de son drapeau, Ndiss se déshabille pour offrir de loin comme repère, la raie blanche qui peint son cuissard à ses quelques supporters-journalistes sénégalais perdus dans les travées des écrans de contrôle qui ceinturent l'un des virages du ‘'Nid d'Oiseau''. 

On le voit faire de petites foulées, sollicitant par des tapes les muscles de la jambe gauche d'appuie. On l'aperçoit qui s'apprête à prendre un nouvel élan, réclamer de la foule des applaudissements, qui conjure par des versets secrets, le sort de le sortir de l'ornière. Il court, saute, s'envole et atterrit de nouveau….sur les fesses : 8,03 m. Retour en arrière. L'athlète n'arrive toujours pas à dépasser le saut du dernier des anges de ce soir, Saladino le Panaméen qui, à ce moment, est scotché à 8,21 m. A seulement 4 centimètres du jumper sénégalais. 

Le drapeau blanc du juge qui valide l'essai, passe au second rang quand, se retournant, il constate amer les trainées de sables lui indiquant, mieux que les grimaces de son entraîneur, qu'il a encore péché par ‘'manque de ramené''. 

Mais Ndiss est têtu, et ce destin de finaliste il veut le vivre jusqu'au bout de la nuit. Quitte à reprendre le même rituel. A zéro. 

Placé alors derrière le Sud Africain Mokoena (8,24) le Panaméen Saladino (8,21) et le Zimbabwéen Makusha Ngonidzashe (8,19), il aura le malheur de voir son repère panaméen décoller jusqu'à 8,34 m, même si dans le même temps, Mokoena, le sauteur aux bats rouges, recule jusqu'à 8,05 m. Il lui faut alors au moins 8,22 centimètres, alors Ndiss s'en remet une couche. Il court vers son entraîneur, à la quête d'un énième tour de coaching, revient à l'échauffement et reprend son parcours qui sera cette fois perturbé par les juges. 

Alors que le cadran électronique affiche 21h 40, le dossard 2861 s'en va de nouveau s'installer en tête du sautoir, appelé qu'il est par un juge, qui le somme quelques secondes après - alors qu'il a terminé de se débarrasser de son blouson - de laisser la place au cubain Ibrahim Camejo qui s'en ira corser les choses avec un bond de 8,20 m. Ndiss Kaba Badji est de encore relégué plus loin du podium. 

Il lui faut désormais dépasser les 8,20 m, c'est-à-dire son record pour espérer une place. Une nouvelle fois donc il s'élance. Là, le protocole décide de sacrer les rois du 3000 m steeple. Le sauteur remet son élan à plus tard. Le rendant ainsi ‘'assez énervé par ces deux reports'' pour sentir comme d'un coup, les effets de la fatigue et s'effondrer à 7,92 m. Un rêve s'envole. 


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De la GOANA réelle à la GOANA médiatique : les travers de l’ère des Présidents « people »

by Alassane Kitane

Berlusconi, Wade, Sarkozy : le trait commun de ces hommes d’Etat est leur irrésistible aspiration à s’imposer aux esprits et ce, non par des actions extraordinaires, mais par une exceptionnelle faculté à transfigurer l’insignifiance en chef-d’œuvre.  Tels des artistes, ils ont le génie de sublimer, par le biais d’une propagande sans vergogne, la moindre réalisation, le moindre témoignage sur leur vertu, en phénomène exceptionnel. A la place des Présidents qui portent la confiance et les espoirs de leur peuple comme un sacerdoce, on a de plus en plus des Présidents stars, ou starisés.  

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