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TV5Monde - Les quatre pays européens du G8 ont entamé samedi une réunion à Paris pour tenter de combler leurs divergences d'approche face à la crise financière qui ravage l'économie mondiale.
Au lendemain de l'adoption du plan de sauvetage des banques américaines, le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne (UE), a accueilli vers 16H30 (14H30 GMT) à l'Elysée la chancelière allemande Angela Merkel, le président du conseil italien Silvio Berlusconi et le Premier ministre britannique Gordon Brown pour un mini-sommet surnommé "G4". "Je suis très contente que nous nous rencontrions pour préparer les activités du G8 et parler aussi des situations dans nos différents pays", a déclaré la chancelière allemande, à son arrivée, aux côtés de M. Sarkozy. "Nous sommes d'avis que dans cette période difficile, les Etats européens doivent assumer leur responsabilités mais aussi que ceux qui ont provoqué les dégâts doivent assumer", a-t-elle ajouté. Mme Merkel a également affirmé qu'elle allait discuter avec ses pairs, au cours de ce mini-sommet, de la mise en place de "davantage de mécanismes de prévention. Il y a entre nous un haut niveau d'accord et de compréhension pour faire en sorte que tout cela ne se reproduise plus", a-t-elle dit. "Vous prenez ce qu'a dit Angela Merkel, vous le traduisez en français et c'est exactement ce que je pense", a affirmé M. Sarkozy, également président en exercice du Conseil européen, qui a organisé ce mini-sommet. Selon lui, "à un problème mondial, il faut une réponse mondiale et dans le monde d'aujourd'hui, l'Europe doit afficher la volonté de présenter une solution. Cela rassurera tout le monde". Le Premier ministre britannique Gordon Brown a estimé pour sa part que la réunion devait faire passer le message "qu'aucune banque solvable et solide ne doit faire faillite en raison d'un manque de liquidité". La contraction du marché international du crédit interbancaire fait que de nombreuses banques américaines et européennes éprouvent les plus grandes difficultés à se refinancer et à maintenir leur solvabilité. Certaines banques comme la belgo-néerlandaise Fortis et la franco-belge Dexia n'ont été sauvées de la faillite que par l'intervention des pouvoirs publics qui les ont nationalisées. Plusieurs banques britanniques et allemandes ont également été renflouées en catastrophe. "Chaque pays représenté ici aujourd'hui voudra faire ce qui est nécessaire pour assurer la stabilité du système et la sécurité des ménages et des entreprises dans nos pays", a ajouté Gordon Brown. Les quatre pays européens du G8, qui regroupe également le Canada, les Etats-Unis, le Japon et la Russie, ont montré avant le mini-sommet de Paris des divergences d'approche. L'Allemagne a ainsi rejeté la création d'un fonds européen pour soutenir les banques en difficulté, alors que cette idée avait été évoquée par certains pays comme la France. Participaient également à la réunion de Paris le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et celui de la Commission européenne José Manuel Barroso. Avant le début du sommet, Nicolas Sarkozy avait reçu à l'Elysée le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn. Celui-ci a déclaré à la presse à l'issue de l'entretien que les pays européens devaient agir ensemble dans leur réponse à la crise financière. "Il faut qu'il soit indiqué aux marchés" que les pays européens ne vont pas agir "chacun pour soi", a-t-il dit. "Le président Sarkozy veut une coordination des Européens. Il veut une réponse collective. Il veut éviter qu'il y ait une absence de solidarité entre les Européens. Cette réponse est juste", a affirmé M. Strauss-Kahn. © 2008 AFP Recommend this article...
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