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L'Opinion (Maroc) - Un général israélien menace la Syrie et le Hezbollah de « destructions énormes ». L’armée israélienne va installer deux antennes-radars géantes dans le désert du Néguev (sud) dans le cadre de son dispositif défensif face à l’Iran, a indiqué vendredi le quotidien Maariv. Les deux antennes doivent atteindre 400 mètres de hauteur et seront érigées dans le secteur du site nucléaire proche de la ville de Dimona, qui est interdite au survol aérien, a ajouté Maariv.
Interrogé par l’AFP, le porte-parole de l’armée israélienne n’a ni démenti ni confirmé cette information. Les travaux, qui doivent débuter dans deux semaines, s’achèveront dans trois mois, et les deux antennes -« les plus hautes au Proche-Orient », selon le journal - seront arrimées au sol à l’aide de câbles, a ajouté Maariv. « Il est interdit de préciser à quelles fins ces antennes doivent être installées. La seule chose qu’on puisse dire est qu’elles vont servir Tsahal », l’armée israélienne, a poursuivi le quotidien. Par ailleurs, souligne Maariv, « les travaux de construction par les USA d’une puissantestation-radar antimissile dans le Néguev occidental progressent ». Les USA installent en Israël un radar antimissile puissant afin de renforcer la défense régionale contre d’éventuels tirs de missiles balistiques, avait déclaré le 29 septembre un porte-parole du Pentagone. Le radar, d’une portée de plus de 2.000 km, est en cours de construction dans le désert du Néguev, dans le sud d’Israël, selon la radio publique israélienne. Son déploiement intervient sur fond d’inquiétudes au sujet des programmes nucléaire et de missiles iraniens. Un Gal israélien menace le Hezbollah L’armée israélienne réagira à d’éventuels tirs du Hezbollah par des « destructions énormes » au Liban, a mis en garde un général israélien dans une interview publiée vendredi par le quotidien Yediot Aharonot.« Ce qui s’est passé à Beyrouth en 2006 se produira dans chaque village d’où l’on tire contre Israël », a affirmé le général Gadi Eisenkott, commandant en chef de la région militaire nord d’Israël, en allusion au bombardement massif lancé par Israël contre le QG du Hezbollah dans la capitale libanaise durant le conflit qui les a opposés entre le 12 juillet et le 14 août 2006. « Des tirs à partir des villages du Liban y provoqueront une catastrophe, et Nasrallah (chef du Hezbollah) a intérêt à réfléchir trente fois avant de les ordonner », a-t-il ajouté.Selon lui, « Nasrallah est parfaitement conscient du risque encouru par la population civile, et c’est la principale raison de sa retenue et du calme qui prévaut depuis deux ans ». « Nous mettrons en oeuvre une puissance disproportionnée contre ces villages et y provoquerons des destructions énormes.Selon lui, « les 160 villages chiites situés au sud du Litani et des dizaines d’autres se trouvant au nord de ce fleuve sont des sites militaires, disposant de quartiers généraux, de centres de renseignementsetde télécommunications. Des dizaines de roquettes y sont cachées dans des caves ou derrière des murs ». Au journaliste qui lui demandait s’il s’agissait d’un projet de sa part qu’il entendait recommander à l’état-major et à l’échelon politique, le général Eisenkott a répondu : « c’est un plan qui a déjà été approuvé (...) Nous riposterons par des tirs très agressifs ». « Tout ce que j’ai dit concernant le Hezbollah sur une riposte dure, s’applique encore davantage à la Syrie », a-t-il ajouté. La guerre de 2006 a fait plus de 1.200 tués côté libanais, civils pour la plupart, ainsi que d’énormes destructions au Liban provoquéespar les bombardements intensifs de l’aviation et de l’artillerie israéliennes. Côté israélien, le conflit a fait 160 morts, en majorité des militaires. Quelque 4.000 roquettes tirées par le Hezbollah ont paralysé la région nord du pays. Recommend this article...
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